Le 7e art, une matière de plus en plus prisée dans les lycées

Charlelie Jardin médiateur culturel au 8ème festival du film lycéen

Charlelie Jardin a 25 ans. Médiateur culturel au festival du film lycéen, il nous présente la 8e édition de cet évènement. Les sept courts-métrages retenus cette année seront projetés ce vendredi à 18h au Corum.

Quid de la 8e édition du festival du film lycéen ?

Cette année, le festival regroupe 17 lycées de toute la métropole de Montpellier. Ce nombre nous surprend. Il prouve que cette manifestation intéresse. Nous avons retenu sept courts-métrages. Ces films ont été réalisés du début jusqu’à la fin par des lycéens. Désormais, les spectateurs verront lors de notre festival des fictions mais aussi des documentaires, de l’animation, et de films expérimentaux. Le cinéma est une matière qui plaît. Depuis une dizaine d’années, des stages pédagogiques sont organisés auprès de ce public. Objectif : lui faire découvrir le cinéma et ses métiers. Par ailleurs, cette année, un important partenariat a été conclu avec l’école du cinéma et de télévision de Montpellier, « Travelling », afin de faire bénéficier les lycéens de stages en la matière.

Quels pays participent à cette édition ?

Actuellement, seule la France est présente à cet événement. L’appel à candidature a été lancé, mais nous n’avons pas reçu d’autres dossiers. Lors des prochaines éditions, nous espérons avoir des participations venant d’autres pays du bassin méditerranéen.

Est-ce que ce festival bénéficie de l’aide financière du ministère de l’Education nationale ?

Ce festival est en lien avec la Métropole de Montpellier. Par contre, l’Etat français encourage les jeunes passionnés du cinéma à travers les stages pédagogiques programmés dans leurs cursus. Mis à part cela, nous avons nos propres fonds.

Selon vous, quel public suit ce festival ? Suscite-t-il un engouement auprès du grand public ?

Enormément de lycéens ainsi que leurs familles viennent à ce festival. D’autant plus que les séances sont gratuites. Nous voyons qu’il y a un réel engouement et une curiosité inédite. Cela nous encourage à travailler davantage afin de dénicher le maximum de talents.

Pensez vous que cette manifestation permettra de créer une future génération de cinéastes ?

Oui, tout à fait. Cela est notre ambition. L’objectif avec ce genre d’initiative est de créer un environnement favorable et prometteur pour voir émerger des talents susceptibles de devenir de grands professionnels en la matière.

Aziza Mehdid & Fatima Bennia